Du 15 au 31 octobre, à La Montagne, de quoi s’informer, s’exprimer, échanger, réfléchir, imaginer…

Une manifestation de Le Tire-Fesses, association culturelle à La Montagne

LES ACTIONS

 

JOUE TA CARTE !

Début septembre, 5 séries de 1000 cartes postales ont été distribuées sur La Montagne et alentours. Chacune illustre l’un des 5 thèmes et est accompagnée d’une consigne d’écriture. Les habitants sont invités à écrire et à déposer leur carte dans l’une de nos boîtes à lettres réparties dans la ville.

La levée se fera le 24 octobre. Elles seront ensuite toutes exposées du 27 au 31 octobre à l’Amicale Laïque de la Montagne.

Pour voir les cartes.

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LES MURS S’EMPORTENT

Les montagnards sont également invités à légiférer eux-mêmes. Parce qu’il n’est pas interdit d’afficher sur son mur ni de faire preuve d’humour, il s’agit d’exposer sur sa maison, dans son jardin, sur sa clôture une loi rédigée par soi-même et propre à servir l’intérêt général.

Ses affichages seront visibles du 15 au 31 octobre. tophaut de page

 

LE SYNDICAT DES INITIATIVES

Tous les jours du 27 au 30 octobre, de 18 à 20h, et samedi 31, de 11 à 13h, la place du grand-Pré, place commerçante, sera occupée par un espace d’expression. Les passants seront sollicités pour exprimer leurs témoignages, leurs opinions, leurs réflexions à partir d’une question qui leur sera posée. Leurs propos seront recueillis et écrits sur des affiches exposées aussitôt pour être lues par tous et susciter les discussions. tophaut de page

 

VIVEZ HEUREUX, VIVEZ FILMÉS !

Dimanche 25 octobre sera inauguré en grandes pompes un tout nouveau (vrai faux) système de vidéosurveillance, installé dans 9 sites stratégiques de la ville jusqu’au 31 octobre. Ça fait quoi, de se sentir observé ? tophaut de page

 

AU POT POP’

Tous les jours du 26 au 31 octobre, de 18 à 20h, l’Amicale Laïque de La Montagne accueillera les visiteurs qui pourront lire les cartes postales de l’opération « Joue ta Carte », suivre une séance de cinéma permanente (vidéos des bénévoles de l’association sur le thème de l’interdit, clips des lycéens de Bouaye, fiction de l’association Makiz’art - Nantes, documentaire sur la pratique des tags à Marseille, (« Marseille galerie à ciel ouvert », de Julien Aquaviva), décryptage de l’actualité télévisée par les Pieds dans le Paf), consulter des ouvrages pas encore interdits confiés par le café-librairie L’Équipage, et se désaltérer à l’occasion. tophaut de page

 

LES INTRUSIONS CITOYENNES

Accompagnés par la Compagnie Gaïa, théâtre forum (Angers/Nantes) les bénévoles du Tire-Fesses ont imaginé des situations sous formes de tableaux vivants et de saynètes, illustrant selon les 5 thèmes de Jeux de Loi. Celles-ci seront jouées à différents moments entre le 17 et le 31 octobre dans l’espace public. Autant d’occasions d’interagir, de confronter les idées, de susciter les réflexions. tophaut de page

 

CELSIUS 232

« Arrêté continental
Conformément à la loi du 4 avril 1984 :

1. Le Commissariat aux Romans procédera le mercredi 28 octobre à 18h, place du Grand Pré en la ville de la Montagne, à la vaporisation des ouvrages licencieux.

2. La vaporisation se tenant en place publique, un droit de non mise à feu est accordé aux ouvrages qui seront défendus par un lecteur.

3. Les ouvrages non défendus seront vaporisés à une température de 232 degrés Celsius (451°F). » tophaut de page

 

LES CAFÉS CITOYENS

apprendre, s’informer, discuter, débattre
rendez-vous à l’Amicale Laïque de La Montagne

accès libre

Toutes les puissances high tech investissent dans les nanotechnologies, dont l'objet est la manipulation de la matière à l'échelle de l'infiniment petit - atome, gène, neurone, bit. Des centaines d'applications industrielles, policières et militaires servent déjà, tandis que les chercheurs travaillent à leurs projets d'eugénisme et d'artificialisation : l'homme-machine dans le monde-machine.

Des mouchards RFID aux implants corporels capables de nous priver de notre libre arbitre, les nanomaîtres (scientifiques, politiques, industriels, militaires) prétendent à un pouvoir démiurgique et irréversible sur un monde remodelé à leur guise : le Nanomonde totalitaire de la société de contrainte.

Ceux qui écrivent à l'enseigne de Pièces et main d’œuvre enquêtent depuis 2002 sur les nanotechnologies. Derniers ouvrages parus (éditions L’Échappée)  : “Aujourd'hui le Nanomonde – Nanotechnologies, un projet de société totalitaire” ; “RFID  : la police totale – Puces intelligentes et mouchardage électronique”.

Face à la délinquance qui, nous dit-on, ne cesse de s’étendre, la vidéosurveillance est de plus en plus utilisée comme un outil de "protection" des citoyens. Dans un sondage de 2008, 78 % des français se déclarent favorables à son développement dans les lieux publics ; des villes de toutes tendances politiques s’équipent de ce système. Mais de nombreuses associations la critiquent avec virulence.

Jugée inefficace, la vidéosurveillance ne serait rien d’autre que "Big Brother" qui s’avance masqué. Pour en débattre, seront présents des élus de villes ayant mis en place ce système dans leur commune et la Ligue des droits de l’homme.

Débat animé par l’ALM.

Des faucheurs volontaires, une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture payanne) et un SEL (Système d’échange local) : nous voilà en bonne compagnie pour dire s’il est souhaitable et possible de nous passer de la monnaie, de la grande distribution et de l’emprise de l’industrie agro-alimentaire dans nos modes de consommation quotidiennes.

Christophe Del Debbio propose un décryptage des images télés illustrant des évènements d'actualités.

C’est un travail de documentariste philatéliste. Depuis des années, l’archiviste Del Debbio, loupe à la main, scrute les tours, détours et contours de l’info. À la recherche du micro-détail, qui sape tout. Une dent brisée, et le timbre ne vaut plus rien. Une image anodine, en apparence, et le reportage s’écroule, en totalité.

Christophe Del Debbio est également l’auteur-réalisateur du film « Banlieues sous le feu des médias », qui décrypte les images télé montrées en octobre et novembre 2005, pendant les émeutes. Il a aussi collaboré à l’émission Arrêt sur images, de 1997 à 2002 et participé à la télé libre Zalea TV de 2003 à 2007. Il fut documentaliste pour les films « Kosovo, des journalistes dans la guerre » de Daniel Schneidermann (Arte, 2000), « Propagande de guerre, propagande de paix » de Béatrice Pignède (2003), « Après l’hégémonie » de Béatrice Pignède (2007), et « Chomsky et Compagnie » d’Olivier Azam et Daniel Mermet (2008). Depuis 2006, il anime des séances d’éducation à l’image pour les collégiens, les lycéens et les adultes.

Quelles sont les conséquences de la Réforme de l’État sur l’avenir des services publics ?

Exemple pratique et concret avec l’Éducation Nationale et des fonctionnaires qui refusent de fonctionner en appelant à la résistance pédagogique. Ils sont plusieurs milliers qui, convaincus de la nécessité d’une désobéissance civile, refusent d’appliquer les réformes qui leur sont imposées et organisent de façon autonome le bras de fer avec leur administration et le gouvernement. Pourquoi s’acharnent-ils quand leurs syndicats semblent baisser les bras ? Qu’est-ce que signifie « désobéir » ? Quelle école veulent-ils ? tophaut de page

 

UN BANQUET

Philippe Lhénaf, jardinier dans les Côtes d’Armor du Potager à l’ancienne, collectionneur de variétés anciennes ou inconnues, intarissable chercheur de goûts oubliés, cuisine comme il jardine : avec amour. Il cuisine lui-même et met en scène ses propres produits pour une dégustation commentée qui rappellera que la biodiversité, dans les champs et dans l’assiette, doit rester une préoccupation majeure. Et ce sont nos palais qui s’enrichissent ! tophaut de page

 

DES ACTIONS PÉDAGOGIQUES

Les Pieds dans le Paf  proposent, à la demande, un décryptage télé  au collège St Exupéry de La Montagne et à l'Association Jeunesse Intercommunale.
Des enseignants des écoles de la ville et du collège imagineront avec leurs élèves leurs propres participation à l’événement. tophaut de page

 

DES PHOTOS

Feu café-clope

Images de fumeurs et de fumeuses en intérieur, dans un café de Nantes, dans l’hiver 2007, au moment du passage d’une période à une autre…

La loi anti tabac a modifié des aspects de la vie sociale des cafés. Les gens, fumeurs ou non, s’habituent et apprécient de ne plus respirer dans des intérieurs enfumés en investissant autrement l’extérieur. Mais l’interdicition de fumer dans tous les lieux publics n’entrave-t-elle pas un peu plus les libertés, sous couvert de grantir la santé publique ?

Qui se moque de qui ? Cette loi ne masque-t-elle pas d’un voile de fumée un questionnement plus profond sur la santé publique ? Les fabriquants de tabac sont-ils incommodés ? Les individus moins intoxiqués ? Ces photos témoignent d’un débat qui n’est pas clos.

Elles donnent à voir des gestes et des attitudes, des relations qui traduisent des habitudes, des rituels autour d’une cigarette, parfois solitaire, souvent conviviale, banalisée et maintenant balisée. Elles montrent des personnes, habituées du café ou de passage, qui se retrouvent autour d’un verre, s’en allument une, viennent aux nouvelles et se saluent, s’arrêtent le temps d’une pause café-cigarette quotidienne. C’est ainsi une dimension sociale et esthétique de la vie des cafés qui disparaît. La cigarette comme objet d’échange, de rencontre, de détente n’a plus lieu d’être à l’intérieur des bars et s’écrase comme un vieu mégot…

Santé ! tophaut de page

 

DU THÉÂTRE

D’un rapport ministériel à trois pièces de théâtre...

Le rapport de Patrick Viveret a pour objet de renouveler la question de la représentation de la richesse et de réinscrire la monnaie au cœur de l'échange humain, en rassemblant les multiples tentatives françaises et étrangères, en lançant des expérimentations, en alimentant un vaste débat public.

Les perspectives s'organisent autour de l'évaluation démocratique comme outil privilégié et du développement humain durable comme finalité.

La démarche du philosophe, conseiller référendaire à la Cour des Comptes, interroge chaque citoyen sur la société à construire dès aujourd’hui, et met l’accent sur l’urgence à redonner la parole à chacun.

À partir de ce vaste chantier, nous avons fait le choix d’extraire trois idées fortes traitées en trois spectacles de forme courte, accessibles à tous, qu’on soit non-philosophe, non-économiste, non-sociologue...

 
 

Installé autour d'un surprenant espace de jeu circulaire, le public est plongé au coeur du fonctionnement économique et de ses paradoxes les plus étonnants.

Par exemple, qui pourrait croire que la marée noire de l’Erika ou les accidents de la route, entre autres catastrophes, sont favorables à la fameuse croissance du Produit Intérieur Brut (P.I.B.)  ?

Nos instruments de mesure ont en effet l’étrange caractéristique de comptabiliser positivement des destructions, pour peu qu'elles engendrent des réparations ou des indemnisations!
Les « indicateurs de richesse » : sous ce terme barbare se cachent les outils officiels permettant de prendre des décisions politiques, économiques, sociales.

Dans nos sociétés, ils se résument de plus en plus au « Produit Intérieur Brut »(P.I.B.), réduisant la notion de richesse aux échanges financiers…

Sur scène, trois personnages ballottés par la vie qui suit son train-train de catastrophes...

L’accident de la route, pour l’un d’eux, sera le début d’une quête obstinée d’éclaircissement sur ce paradoxe : " son accident de la route fait monter le PIB "…

Les voilà ainsi embarqués tous les trois dans une étonnante exploration. Et changer son propre regard sur le monde, explorer de nouveaux repères, ça bouscule un peu les habitudes...

Ils découvrent rapidement que derrière les comptes, il y a les contes… Derrière la façon dont des sociétés comptent ce qu’elles appellent richesse, production, activité... il y a en réalité des choix de société et ces choix sont aussi une façon pour une société de se raconter son histoire.

Alors comment les sociétés se racontent-elles leurs histoires avec leur part de rêve et avec leur part de cauchemar

Bienvenue au grand jeu monétaire !

Quand tous les spectateurs sont installés, un dernier spectateur souhaite payer son billet de théâtre avec… des pommes !
La question, anodine en apparence, révèle rapidement les liens épidermiques que nous entretenons avec la monnaie. Le conflit prend rapidement des proportions à la mesure de la place qu’occupe la monnaie dans nos vies : unité de compte, moyen d’échange, réserve de valeur et… catalyseur de notre psychose maniaco-dépressive !

Nous entretenons consciemment ou inconsciemment des liens quasi-fétichistes avec la monnaie.

Sa dématérialisation progressive a transformé sa conception et son utilisation et sa privatisation croissante la détache de sa fonction originelle pacificatrice.

Entre désir et rejet, entre confiance et méfiance, l’utilisation d’un moyen d’échange entre les êtres humains est pourtant fondamentale…

"Paroles à ciel ouvert" est un bouquet drôle et émouvant de témoignages mélangeant Roms migrants de Roumanie et militants, citoyens, enseignants, personnel soignant, et enfants d'ici ou d'ailleurs... Des chants traditionnels Tsiganes et deux extraits du Spectacle "Gadji" relatifs au génocide nazi viennent illustrer ces paroles "à coeur ouvert" dont la folle mission est de dépasser les préjugés et d'aller à la rencontre des Roms.
Par le filtre du théâtre, il s'agit de rendre vivantes toutes ces paroles croisées afin de mieux les entendre car le propos est bien de provoquer par une restitution diversifiée, un échange entre toutes les parties pour mieux se connaître. tophaut de page

 

ET DU CINÉMA DOCUMENTAIRE

À l’heure où impuissance et résignation l’emportent, le travail de Noam Chomsky est un antidote radical pour tous ceux qui veulent en finir avec la fabrique de l’impuissance et ses chiens de garde intello-médiatiques.

Inlassable, inclassable, implacable, « l’intellectuel le plus populaire et le plus cité au monde » poursuit la mise à nu des mécanismes de domination avec une étonnante vitalité. Mais pas d’hagiographie, pas de prêt à penser. Souvent l’intellectuel est celui qui veut nous faire penser comme lui.

Au contraire, Chomsky nous incite à développer par nous-mêmes une pensée critique contre les différentes formes de pouvoir et les idéologies qui les justifient. Il montre que les changements sociaux sont à notre portée.

Et d’ailleurs il n’est pas seul. De Boston à Bruxelles, nous rencontrons chercheurs, journalistes, activistes tels que Jean Bricmont, ou encore Normand Baillargeon auteur du «Petit cours d’autodéfense intellectuelle», ce qui pourrait être le sous-titre de ce film engagé contre le cynisme conformiste et la pensée molle des faux rebelles.

Mais avant tout ce film milite pour l’ascension du Pic du Canigou.

Le Larzac aujourd’hui, avec ses habitants au caractère bien trempé,
ses paysages magnifiques et ses brebis.

Tableau subjectif d’un lieu unique, fortement marqué par les luttes des années 70.
Une terre reconquise à l’armée où les paysans d’alors et de nouveaux venus continuent à se battre, non plus contre l’armée, mais contre l’industrie agroalimentaire. L’exemple d’une utopie devenue réalité.

Même si le modèle larzacien n’est pas nécessairement reproductible tel quel en d’autres lieux, il semble riche d’enseignements pour tous les agriculteurs, non seulement en France mais à travers l’Europe, qui luttent aujourd’hui pour la survie d’une agriculture à l’échelle humaine, soucieuse de la qualité de ses produits et respectueuse de l’environnement.

Les murs constituent sûrement le média le plus populaire et le plus démocratique, car accessible à toutes et tous, en lecture comme en écriture. Balade picturale à travers les murs de Marseille et les pratiques artistiques qui se les approprient. Rencontre avec différents activistes qui livrent leurs motivations.

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